Downwind - comment démarrer ?

Alors, pour commencer, quelques prérequis pour le downwind en SUP foil. L’idéal, c’est d’avoir une petite expérience déjà, en SUP et en SUP foil classique, avant de se lancer sur un downwind ce qui permet d’appréhender la rame.

TECHNIQUES DE RAME EN DOWNWIND

Cette technique de rame, on peut clairement l’affiner au fil du temps. On peut la travailler aussi sur le plat, sans être dans une condition, où il y a des vagues. Donc, pas mal d’options à ce niveau-là. Une technique intéressante, c’est de travailler, en fait, sa technique de rame, pour pouvoir ramer droit, tout en ramant du même côté. C’est-à-dire que être capable de donner une 20ne, 30ne, 40ne de coups de rame, tout en faisant en sorte que, la planche tire relativement droit. Cela va permettre de générer une puissance au démarrage. 

L’intérêt de ramer avec cette position de pied décalé, bien évidemment, c’est aussi de pouvoir gérer l’assiette longitudinale de la planche, et aider la planche à plonger dans le bump qu’on va chercher à prendre.

Du coup, un peu d’expérience en SUP et en SUP foil classique, sur un petit spot de vagues de base, ça va pouvoir aider énormément.

SELECTION DU BUMP

Ensuite, dans la configuration downwind, pure et dure, il y a une grosse partie du travail, qui va se faire sur la sélection du bump, dans lequel on va démarrer.

Le bump va être ce micro-clapot, cette petite vague, qui va être un peu plus raide que les autres, sur le plan d’eau. Celle-ci va permettre d’envisager un démarrage. L’identification de ce bump, se fait de manière assez assez simple, mais demande un peu d’expérience, pour bien les différencier des autres.

C’est des petits trains de houle qui vont avoir une poussée plus franche que les autres. Cela ne va pas être une poussée qui va être nécessairement longue dans la durée. Mais, elle va être plus brutale, d’une certaine manière. Il va y avoir un effet de succion, dans un premier temps, puis, un push pendant, 2-3 secondes, selon le type de bump. Si on a anticipé sur quelques coups de rame explosif, pendant l’effet de succion, on va se retrouver avec une vitesse nécessaire qui va clairement aider à envisager de prendre le bump, lors de l’effet de push, en fait, qui va y avoir derrière.

PARCOURS DOWNWIND COURT

Pour envisager de décoller sur ce genre de bump, il faut quand même développer un niveau d’explosivité qui soit correct. Ce niveau d’explosivité s’obtient plus facilement sur des distances qui vont être relativement courtes.

Si on a besoin d’envoyer 100 cartouches de démarrage explosives, ça va être assez compliqué. Alors que, si on a une dizaine de cartouches d’explosivité à délivrer, ce sera plus simple. Sur les débuts, il faut vraiment favoriser des parcours qui vont être plus courts. 2-3 km, ça peut largement suffire, même plus court, dans l’absolu.

CHOIX DU MATERIEL DOWNWIND

Dans un second temps, on peut aller chercher des foils plus efficients, qui sont plus allongés, avec un peu moins de surface, mais qui ont, quand même, une très bonne glisse.

Et bien évidemment, également une board de downwind. Pour ceux qui n’ont pas une board de downwind, encore sous les pieds, une planche la plus longue, avec le plus grand niveau d’étroitesse.

REMONTE AVEC TA WING - DESCENDS A LA RAME

Sur la stratégie pour générer des petits parcours, il y a une technique qui est intéressante.  C’est de remonter au vent avec une toute petite wing, son foil et une board de downwind naturellement, et en accrochant la rame sur les poignées. On peut se permettre de faire une petite remontée au vent. Si on est équipé d’un sac étanche, mettre cette wing dans le sac étanche, dans un second temps, une fois qu’on a fait la petite remontée de 1, 2, 3 km. Cela permet de faire des microparcours, sans s’embêter avec la logistique, c’est très intéressant. Pour ceux qui ont plus de temps pour le faire, ils peuvent rallonger les parcours, bien évidemment aussi.

TRAVAILLER SA TECHNIQUE DE PUMPING

Quelqu’un qui a une bonne maîtrise du pumping, après, naturellement, la phase de démarrage, va avoir une meilleure technique pour pouvoir entretenir le vol. Même s’il ne trouve pas les connexions parfaites, il pourra compenser un peu par le physique. C’est pas indispensable non plus, clairement, mais c’est un plus.